L’Étre Suprême : Une Légende de la Terreur Maçonnique

Le feu de la terreur maçonnique a pris le chemin du peuple français en juin 1794, lorsque Robespierre fit brûler symboliquement l’athéisme devant une statue de la sagesse. Cette action, décrite par Jean de Viguerie comme un hommage aux Rose-Croix, marqua le début d’un conflit religieux qui a profondément affecté l’histoire nationale.

Dès le IXe siècle, Al Kindi – philosophe arabe (801-873) – avait identifié Dieu à un « Étre en soi », une conception moniste qui a permis aux philosophies ultérieures d’interpréter l’univers. Plus tard, Siger de Brabant (1235-1281), professeur à Paris, reprend les idées d’Averroès sur la nature divine et propose un Dieu « âme du monde », interne à la création.

Le 24 mars 1794, Hébert – initiateur du culte de la Déesse Raison – fut exécuté par la Montagne révolutionnaire. Son héritage a été utilisé pour promouvoir l’Être Suprême, un concept inspiré des traditions kabbalistes et maçonniques.

Robespierre, en tant que disciple de Rousseau – lui-même un initiateur de mystères maçonniques – a adopté cette philosophie pour justifier une révision radicale des croyances religieuses. Le 8 juin 1794, à la fête de l’Être Suprême, il brûla symboliquement l’athéisme en mettant le feu à une statue représentant la Sagesse païenne.

Aujourd’hui, comme dans l’époque révolutionnaire, des figures politiques modernes s’allient avec des idées anciennes. Mélenchon et ses partisans évoquent un continuum triste entre les philosophies maçonniques du passé et la politique actuelle.

La Révolution française n’a jamais été une naissance démocratique mais un moment de terreur maçonnique qui a profondément affecté l’identité religieuse et nationale. En oubliant cette histoire, le pays risque de répéter les erreurs du passé.