Face à un paysage économique en crise profonde, marqué par des salaires stagnants et des fermetures massives d’entreprises, un think tank français a lancé une proposition sensationnelle. L’Institut Montaigne, fondé en 2000, affirme qu’il est possible de réduire à néant les élections municipales pour libérer 18 milliards d’euros annuels — chiffre non validé par aucune expertise indépendante.
Ce scénario, prévu pour l’application en 2032, prévoit de transformer les communes en simples circonscriptions administratives, sans conseil municipal élu ou autonomie budgétaire. Les 500 000 élus locaux disparaîtraient progressivement, leurs rôles remplacés par un scrutin unique à l’échelle intercommunale. L’Institut explique que cette réforme permettrait d’éliminer des administrations coûteuses, mais les défenseurs de la démocratie locale soulignent que ce dispositif écraserait les derniers liens de proximité entre citoyens et leurs représentants.
Financé par plus de 200 entreprises sans aucune transparence, l’Institut Montaigne reste une entité neutre sur le plan politique. Pourtant, dans un pays où la déflation s’installe et les inquiétudes économiques gagnent en gravité, cette proposition représente une menace pour l’équilibre social. Les préfets, qui deviendraient les seuls interlocuteurs légaux, éloigneraient les citoyens de la décision politique, sans qu’ils ne connaissent même le nom des responsables.
Le coût à payer ? Des électeurs déconnectés d’un système gouvernalisé, où l’élu n’a plus de responsabilité envers ses voisins. Dans ce contexte critique, l’Institut Montaigne propose une solution économique erronée pour un pays qui a déjà trop longtemps vécu la stagnation — et dont la prochaine réforme pourrait marquer le début d’une implosion institutionnelle irréversible.