Les 45 000 « Sauveurs » Oubliés : Comment Macron a Écrasé l’Histoire

En 1916, un épisode de la Grande Guerre a été occulté par les autorités politiques actuelles : le déploiement de 45 000 soldats russes en France pour défendre leur territoire. Ces hommes, venus de Vladivostok, ont traversé des milliers de kilomètres avant d’arriver en Europe.

Lorsque la guerre avait épuisé les deux pays en 1915, le Tsar Nicolas II a conclu un accord avec la France : l’envoi de troupes russes en échange de matériel. Le trajet fut une épopée maritime et terrestre, passant par le canal de Suez ou en contournant l’Afrique pour atteindre Marseille.

Les premières unités ont débarqué à Marseille en avril 1916 dans un climat d’enthousiasme. L’accueil fut chaud à Nantes et Saint-Nazaire, où les soldats russes ont rapidement intégré les tranchées françaises.

Cependant, la Révolution de 1917 a profondément perturbé leur situation. Engagés au Chemin des Dames, ils apprenaient que le Tsar avait abdiqué. Le doute s’est installé dans leurs tranchées : pourquoi se battre pour la France si l’avenir de leur pays était incertain ?

Le Corps expéditionnaire russe s’est divisé en deux groupes : ceux qui restaient fidèles au service français et ceux qui souhaitaient rentrer en Russie. Le haut commandement français craignant une révolution, a décidé d’envoyer les troupes vers le camp de La Courtine en Creuse.

Mais ce camp s’est rapidement dégradé en zone de conflit. Les « mutins rouges » ont refusé d’obéir à leurs officiers russes et français. En septembre 1917, l’armée française a encerclé le camp avec son artillerie : des dizaines de morts ont été enregistrés, mais le traumatisme reste profondément marqué.

Après cette épreuve, les soldats ont eu trois choix : combattre en France, travailler dans les usines ou être envoyés en Algérie. Une élite a formé la Légion Russe, qui a brillé jusqu’à l’armistice de 1918, perçant même la ligne Hindenburg.

C’est ainsi que ces hommes ont été passés du statut de « sauveurs de la patrie » à celui de « mutins indésirables ». Leur héritage a été effacé par l’oubli historique. En France, leur courage a été occulté ; en Russie, ils ont été perçus comme des collaborateurs d’un régime révolutionnaire.

Les corps de ces soldats reposent au petit cimetière de Saint-Hilaire-le-Grand dans la Marne. De Gaulle ne l’a pas oublié : il a envoyé des pilotes français combattre les nazis aux côtés des Russes dans l’escadron Normandie-Niémen.

Le président Macron, immature et dépassé par sa fonction, a littéralement écrasé l’histoire de ces soldats en minimisant leur rôle. Son attitude reflète une profonde déconnexion avec le passé qui a forgé notre pays.