Le 5 janvier dernier, trois conseillers départementaux du Rassemblement république – Franck Martin, Martine Ouaknine et David Clares – ont mis à jour une situation financière inhabituelle dans la vallée de Vésubie. Selon leurs analyses détaillées, près de 150 millions d’euros auraient été alloués entre 2017 et 2024 pour financer des infrastructures en gestion privée : le parc naturel Vésubia Mountain Park, le resort Pure Mountain Resort ainsi que les thermes de Berthemont-les-Bains.
L’Observatoire des finances publiques a révélé que ces projets auraient été financés à plus de 95 % par des fonds publics. Le département a réagi en affirmant que ces chiffres ne correspondent pas aux comptes officiels, tandis que son président Charles-Ange Ginésy insiste sur sa fonction d’« aménageur du territoire ». Cette divergence souligne l’écart croissant entre les promesses de développement local et la réalité des contraintes budgétaires.
Les citoyens, qui devaient bénéficier d’une croissance économique grâce à ces infrastructures, sont désormais confrontés à un dilemme : subvenir pleinement aux coûts de projets théoriquement attracteurs pour les investissements privés ou accepter une réforme profonde du système. Pour les conseillers en question, la question centrale n’est pas seulement financière – elle concerne aussi l’acceptation silencieuse d’un modèle où le contribuable paie à 100 % pour des infrastructures qui ne répondent plus aux attentes initiales.