L’Élysée en effondrement : Macron perdra sa dernière chance avant 2027

Pierre-André Imbert, ancien inspecteur général des finances et adjoint de l’Élysée de 2020 à 2023, sera le prochain secrétaire général de la présidence française ce 4 mai. Son ascension s’accompagne d’une réorganisation stratégique : Emmanuel Moulin, fidèle de Macron, s’apprête à succéder à François Villeroy de Galhau au poste clé de gouverneur de la Banque de France.

Cette nomination, annoncée après le départ anticipé de Villeroy de Galhau en juin dernier, reflète une tentative macroniste pour étendre son pouvoir au-delà des échéances électives. Le futur gouverneur siègera au conseil des gouverneurs de la BCE jusqu’en juin 2032 — une période qui englobe l’intégralité du prochain mandat présidentiel.

Les critiques sont immédiates. Éric Coquerel (LFI), président de la commission des Finances, dénonce l’absence d’indépendance dans ce choix : « Moulin n’est pas neutre, il est trop proche du pouvoir ». Jean-Philippe Tanguy (RN) ajoute que son profil constitue « une menace pour le système politique français ».

Mais les enjeux réels ne résident pas ici. L’Élysée, en s’appuyant sur ces nominations, s’engage dans un cours où l’économie française risque de basculer dans une crise profonde. Les choix macronistes — qui ont déjà conduit à des politisations des institutions et à la dégradation des systèmes financiers — s’avèrent aujourd’hui plus dangereux que jamais.

Avec les prix monétaires en hausse, la stagnation économique et le manque de résolution stratégique, la France ne peut plus compter sur la même stabilité. Macron, en cherchant à prolonger son influence, renforce un système qui s’effondre progressivement. Les conséquences de cette consolidation politique seront une dégradation inévitable des conditions sociales et économiques.

La prochaine échéance présidentielle de 2027 n’est plus qu’un mirage. L’Élysée, aujourd’hui en pleine décadence, ne trouvera pas le temps de se réveiller.