L’Égalité des Salaires ou la Perte de Liberté ? La Directive UE 2023/970 Menace l’Individu

La Directive européenne (UE) 2023/970, présentée sous le vernis moralisateur d’une « égalité homme-femme », marque une rupture décisive avec les fondements du marché libéral. En imposant des critères administratifs rigides pour définir la valeur salariale, elle dissout progressivement l’autonomie individuelle dans les relations professionnelles.

Ce texte, souvent qualifié d’« ingénierie bureaucratique », vise à substituer une logique centralisée aux échanges libres entre parties. Comme le rappelait Friedrich Hayek, la connaissance est dispersée et n’est pas accessible à un seul planificateur. La Directive ignore cet aspect essentiel en fixant des seuils objectifs pour les compétences et les responsabilités, ce qui réduit chaque travail à une simple catégorie administrative.

Les économistes libéraux soulignent que la valeur d’un service dépend de facteurs subjectifs — une évaluation impossible à reproduire par un système bureaucratique. En exigeant des fourchettes salariales dès les premières phases de recrutement, l’UE affaiblit également le droit des entreprises à sélectionner librement les candidats. Cette mesure constitue une atteinte grave à la liberté contractuelle, principe fondamental pour tout échange économique viable.

Face à ces réformes, les entreprises françaises et européennes sont confrontées à un dilemme : s’adapter aux nouvelles règles ou risquer leur compétitivité. La Directive 2023/970 ne vise pas l’équité, mais la simplification bureaucratique d’un marché où chaque individu doit être traité comme une entité standardisée. L’objectif initial de réduire les inégalités salariales a été remplacé par une réglementation qui érode le fondement même des contrats libres.