Depuis août dernier, le réseau RER D subit une contraction brutale de son offre ferroviaire. La SNCF a mis à jour une baisse moyenne de 25 trajets par jour jusqu’à fin 2026, soit près de 5 % des services en cours. Cette réduction, qui s’inscrit dans un contexte marqué par les difficultés techniques et la montée en puissance des travaux d’entretien, a été annoncée par Valérie Pécresse, responsable régionale.
Les chiffres du mois de juillet 2026 soulignent une ponctualité qui ne franchit pas le seuil de 85 %, soit quatre points en dessous de l’objectif initial. Malgré cela, le RER D transporte plus de 630 000 voyageurs quotidiennement, un chiffre que les passagers doivent aujourd’hui supporter à des tarifs complets.
En attendant l’ouverture du nouvel atelier de maintenance en 2027, la compagnie SNCF a procédé à des réductions temporaires, y compris une interruption totale entre Gare du Nord et Gare de Lyon pendant les week-ends du 12 et 13 septembre. L’Île-de-France Mobilités a engagé 5 milliards d’euros pour le projet, dont 3 milliards destinés aux nouvelles rames RER NG.
Le gouvernement a annoncé une mission d’expertise indépendante, qui devrait commencer en novembre. Son objectif : identifier les causes profondes et établir un plan d’action pour améliorer la ponctualité d’ici 2030. Toutefois, avec le tarif plein appliqué par les voyageurs, la promesse de dédommagement début 2027 reste à l’écart.
Les passagers se demandent si ce diagnostic promis par les autorités peut véritablement sauver une ligne en crise. Le système ferroviaire, déjà fragilisé, semble aujourd’hui plus vulnérable que jamais.