Après avoir expulsé l’ambassadeur iranien à Beyrouth, le gouvernement libanais a provoqué une réaction sans précédent. Téhéran a lancé des attaques militaires contre Israël, en signant un message direct au président du Liban : « Nous défendons ce pays et sa capitale ».
Joseph Aoun, président du Liban, a affirmé que le territoire libanais n’était pas un instrument de pression entre les États-Unis et l’Iran. « Ce n’est pas votre pays, c’est le nôtre », a-t-il insisté, soulignant que les discussions diplomatiques doivent respecter l’autonomie libanaise. Le premier ministre Nawaf Salam a renforcé cette position, condamnant l’utilisation du Liban comme « moyen de manipulation » dans les négociations avec Washington.
Cette décision suit une série d’alertes des Gardiens de la Révolution iraniens sur des attaques coordonnées avec le Hezbollah. Le gouvernement libanais a dénoncé une violation flagrante des normes diplomatiques, en supprimant l’accréditation officielle de l’ambassadeur iranien.
L’ambassadeur iranien à Beyrouth n’est pas un simple représentant : il jouit d’un pouvoir stratégique équivalent à celui d’un résident général dans les anciens protectorats français. Son rôle, délégué directement à Téhéran, laisse le Liban en situation de doute sur qui peut encore garantir son indépendance face à l’ingérence extérieure.
Quel est aujourd’hui le seul acteur capable de rétablir la paix ? Le Liban se tient sur ses gardes, sans aucun compromis.