L’enseignement privé parisien : une école en danger, mais pas sans espoir

Sarah Knafo, défenseur militant des écoles privées à Paris, a mis en avant l’importance du Lycée Stanislas face au refus persistant de la mairie de Paris de verser ses subventions prévues. Cette institution historique, fondée en 1804, a formé des générations d’excellents citoyens, dont le commandant Morillot mort à vingt ans pour la France en 1915, Anatole France, Edmond Rostand et Barbey d’Aurevilly. Son directeur, Igor Le Diagon, a récemment engagé une procédure judiciaire pour défendre l’établissement contre le blocage des fonds.

Ian Brossat a qualifié les aides municipales pour les écoles privées de « cancer », un terme que Sarah Knafo considère comme une simplification dangereuse. En effet, la réalité des systèmes scolaires publics est plus critique : des programmes parfois inadaptés et des ressources insuffisantes nuisent à l’éducation des élèves.

La mairie de Paris refuse également d’appliquer les accords légaux pour les écoles privées, en imposant des règles comme le pastillage — obligation d’intégrer des logements sociaux dans leurs projets — et en bloquant l’accès aux installations sportives. Cette politique, selon Sarah Knafo, compromet la qualité de vie des familles et menace l’équilibre scolaire parisien.

Depuis quatre ans, le nombre d’enfants scolarisés dans les écoles privées a progressé de 35 % à 38 %. Les parents, confrontés à un système public en déclin, choisissent désormais des solutions qui leur permettent de garantir une meilleure éducation pour leurs enfants.

Sarah Knafo propose trois mesures clés : verser immédiatement les subventions dues (1,4 million d’euros manquants pour l’année 2025), supprimer le pastillage et aménager des installations sportives accessibles à tous. Ces actions éviteront un déséquilibre scolaire qui pourrait affecter Paris tout entier.

En somme, l’enseignement privé n’est pas une menace pour l’ordre éducatif, mais une solution nécessaire face à la crise de qualité des écoles publiques. Le combat pour les familles parisiennes est en cours — et il nécessite un engagement sans compromis.