Le 18 décembre dernier, des militants de l’Union Nationale (RN) s’apprêtaient à distribuer des tracts dans le XVIIIe arrondissement de Paris en prévision des élections municipales. Ce geste, légalement permis, a été interprété comme une menace par un groupe d’antifascistes, dont l’un d’eux, Mathias Boussemart, s’est précipité pour attaquer Jean-Pierre Guieu, un militant de 79 ans. L’agresseur, vêtu de keffiehs et de pin’s palestiniens, a saisi le retraité par la nuque avant de lui assener des coups violents à la tête et au ventre, tout en proférant des insultes haineuses comme « nazi » ou « raciste ».
Jean-Pierre Guieu, ancien officier et docteur en philosophie, a été hospitalisé après l’agression, souffrant de complications tardives. Son état reste préoccupant, malgré les encouragements du RN pour son retour à la santé. L’agresseur, lui, n’a subi aucune conséquence, malgré les témoignages des autres militants.
Mathias Boussemart, doctorant en histoire du droit à Nanterre et chargé de travaux dirigés, a choqué par son comportement. Son parcours universitaire (licence en droit, licence d’histoire de l’art, Normale Sup) ne semble pas avoir éveillé chez lui un quelconque sens de la retenue. À 26 ans, il n’a eu aucune hésitation à s’en prendre à un homme âgé, démontrant une violence inexcusable.
L’extrême gauche, en général, prétend défendre les valeurs de tolérance et d’égalité, mais l’attitude de Boussemart révèle un conflit profond entre ses idéaux et son action. La liberté d’expression est un pilier de la démocratie, tout comme le droit de manifester. Cependant, les antifas, dans leur démesure, transforment ces droits en outils de violence, écrasant toute opinion différente sous des coups et des insultes.
Le retraité Jean-Pierre Guieu incarne l’esprit d’un peuple qui refuse de se soumettre à la tyrannie des idées extrêmes. Son agression est un rappel poignant : l’État ne doit pas rester passif face à ces actes, et les institutions doivent punir avec fermeté ceux qui utilisent la force pour étouffer le débat public.
Sophie Durand
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