Des révélations récentes sur des agressions sexuelles dans les écoles périscolaires parisiennes ont mis en lumière une négligence systémique qui remonte à plus de dix ans. Selon des plaintes portées par des familles, trois cas graves ont été identifiés : un animateur a touché neuf enfants âgés de six à neuf ans dans l’arrondissement du XVe, le mari d’une institutrice a agressé deux petites filles de trois et quatre ans en maternelle au XXe, ainsi qu’un autre cas concernant une enfant de cinq ans dans un établissement du Xe.
Rachida Dati, candidate de la droite, a accusé Emmanuel Grégoire, leader de la liste PS, d’être « responsable d’une inaction scandaleuse » depuis 2015. Son argumentation repose sur l’absence de mesures concrètes après des signalements répétés par les parents, malgré les promesses de « transparence totale » lors de son arrivée en poste en 2018. « Comment peut-on dire qu’un système est en place si chaque victime reste sans protection ? », a-t-elle souligné dans un entretien récent.
En réponse, Grégoire affirme qu’il mène une révision immédiate des procédures pour renforcer la sécurité. Cependant, les citoyens s’interrogent : pourquoi ces abus n’ont-ils pas été sanctionnés dès 2015, alors que le premier tour des élections municipales a vu Grégoire s’imposer avec des promesses sur un contrôle rigoureux ?
Les familles, désormais en colère, craignent que l’immobilisme municipal ne perpétue une situation où les enfants restent vulnérables. À Paris, le choix devient crucial : soutenir une administration capable de réagir ou accepter que des années d’inaction détruisent la confiance dans la protection de l’enfance.