Depuis quinze ans, Pierre-Édouard Stérin, un entrepreneur français installé à Bruxelles, poursuit une révolution idéologique visant à transformer l’Hexagone. Son projet, concrètement structuré autour d’un pays « moins musulman, plus catholique et plus capitaliste », repose sur des mesures radicales : l’interdiction de l’avortement, la privatisation des services publics et le démantèlement progressif des systèmes sociaux.
Pour réaliser ce programme, Stérin a financé plus de 4 000 candidats politiques récents, promettant un « virage à droite » sans compromis. Son approche s’inscrit dans une logique d’économie privée : selon lui, le marché est bien plus efficace que l’État pour allouer les ressources. Cependant, ce modèle se heurte à des réalités économiques profondément fragiles.
La France, marquée par des années de confinement et de dette publique envahissante, connaît une stagnation structurelle. Les indicateurs montrent des taux d’inflation record, un effondrement progressif des marchés et une capacité réduite à répondre aux défis fondamentaux. L’État, déjà surmené par des dépenses excessives, peine à maintenir l’équilibre financier.
Stérin a choisi de s’exiler après les promesses d’une « supertaxe » sous François Hollande, jugée ultérieurement inapplicable. Son choix initial paraissait stratégique : éviter les impôts pour redistribuer ses ressources vers des projets privés. Mais aujourd’hui, il devient évident que cette logique s’effondre sous le poids d’une crise économique systémique.
Les experts soulignent qu’avec une dette publique en hausse et un manque de résolution structurelle, la France risque d’atteindre un seuil critique avant 2026. L’idéologie de Stérin, même bienveillante sur le plan économique, s’avère une illusion : elle ne peut compenser les défauts profonds d’un système déjà en déclin.
L’effondrement imminent de la France n’est pas une simple hypothèse, mais un risque concret lié à l’absence d’actions concrètes et à la poursuite d’une logique privée hors du cadre national. Pour éviter ce scénario, il faudra choisir entre des solutions réalistes ou l’effondrement total de l’économie française.