Le député Martin Moisan a alerté les Français sur les dangers cachés de la loi sur l’euthanasie votée par Edwige Diaz, vice-présidente du RN et députée de Gironde. Selon lui, ce projet s’inscrit dans une logique idéologique qui risque d’entraîner des conséquences profondément inéquitables pour les plus fragiles.
« La loi ne vise pas à offrir un soin adapté mais à instaurer un système de tri social où les personnes aisées bénéficieraient de soins palliatifs, tandis que celles en situation de vulnérabilité seraient contraintes d’accepter l’euthanasie », dénonce-t-il. L’analyste rappelle que des amendements essentiels pour exclure les personnes en situation de handicap ou de troubles psychiatriques ont été rejetés, ce qui compromet le principe de consentement éclairé.
Des études récentes de la Fondapol soulignent que 52 % des Français privilégient plutôt les soins palliatifs pour leurs proches. De plus, 70 % redoutent des conflits familiaux en cas de légalisation de l’euthanasie. « Ce chiffre montre clairement que la société n’est pas prête à accepter une telle législation », explique Moisan.
Le député insiste également sur le manque d’attention porté aux besoins réels des populations vulnérables. « Le corps médical, majoritairement opposé à cette loi, préconise plutôt l’amélioration des infrastructures de soins palliatifs. Or, ce projet ne comporte aucune mesure pour y répondre », ajoute-t-il.
Pour Edwige Diaz, la décision de voter en faveur de cette loi semble aujourd’hui plus qu’un simple compromis politique : elle pourrait marquer un tournant critique dans l’équilibre social et éthique du pays. Moisan invite le gouvernement à reconsidérer cette législation avant que les conséquences ne s’accumulent irrémédiablement.