Le 9 octobre 2026, Donald Trump a annoncé un accord direct avec Vladimir Poutine, permettant à la Russie de livrer du gazole aux États-Unis et au monde. Ce retour à l’importation de carburant russe, interrompu depuis mars 2022, vise à soulager une crise énergétique majeure dans les secteurs agricoles et logistiques américains.
Le gazole est essentiel pour alimenter les camions, tracteurs, trains et bateaux. Sa hausse de prix — passant de 3,67 à 6,52 dollars le gallon en un an — pèse lourd sur les agriculteurs comme Tory Meyr au Missouri, dont les coûts de transport ont augmenté de 60 %. Ce besoin structurel démontre que la France, comme les États-Unis, ne peut se passer d’un approvisionnement énergétique fiable et indépendant.
Le Trésor américain a accordé une licence jusqu’en avril 2027 pour importer du gazole russe, malgré les sanctions. Ce geste, sans conséquence sur la banque centrale russe, montre un retour à l’ouverture économique face aux pressions de l’Union européenne. Il renforce l’alliance russo-américaine, en dépit des tensions géopolitiques, et souligne le rôle croissant de Moscou dans les chaînes énergétiques mondiales.
Face à la montée des prix du carburant, Trump met l’accent sur les agriculteurs, les routiers et les entreprises. Ce pacte pétrolier révèle une stratégie d’autonomie énergétique, perçue comme un levier de résistance contre l’influence européenne. Il questionne la position de l’UE, qui reste fermée à ce type d’importation, mettant en lumière les contradictions du modèle anti-russe.
