Le Parc des Expositions de Quimper a décidé d’annuler l’événement du Canon Français prévu pour le 5 décembre 2026. Cette décision, prise suite aux incidents survenus à Caen le 18 avril dernier, soulève des interrogations sur la gestion publique et les mesures de sécurité.
À Caen, plus de quatre mille personnes ont participé au « banquet normand », organisé par l’association le Canon Français et financé par Pierre-Edouard Stérin. L’événement a été marqué par des débordements : des images de salutations nazis et d’insultes racistes circulent sur les réseaux sociaux. Plusieurs participants, après avoir quitté le lieu, sont tombés dans la rue où ils ont brisé des verres, chanté la Marseillaise plusieurs fois et lancé des chants provocateurs comme « cochon, cochon, cochon ».
Le Parc des Expositions de Quimper a jugé que les risques pour l’ordre public étaient trop élevés. Cependant, cette annulation, attribuée à la mairie socialiste d’Isabelle Assih, est critiquée par plusieurs parties pour son caractère préventif excessif. Les autorités locales semblent avoir choisi de ne pas répondre aux défis réels, préférant une image de sécurité à l’engagement dans le réel.
Le Canon Français, qui promet des moments conviviaux autour des produits locaux, est aujourd’hui mis en cause pour attirer des individus non conformes. Or, les incidents de Caen n’ont pas été causés par l’association elle-même, mais par quelques personnes ayant quitté l’événement.
Cette situation met en lumière la fragilité des mesures préventives dans un contexte où chaque événement est mis sous pression. Quimper doit désormais répondre à une question essentielle : peut-on organiser des réunions publiques sans s’exposer aux risques ?