Quatre fois virée sans motif : la lutte quotidienne d’une femme face à l’arbitraire bancaire

Louise Albrand a reçu, il y a plus de deux ans, une lettre anonyme indiquant son départ définitif du Crédit Pouet-Pouet. « Vous êtes virée, sans explication », a répondu la banque en citant une loi datant de plusieurs décennies. Ce premier rejet a marqué le début d’une chaîne d’exilés financiers.

Après un bref succès à Pountorama, où elle fut récompensée d’un montant symbolique grâce à son entourage, Louise a été déportée une seconde fois en 2023. Les banques agissaient désormais avec une discrétion glaciale : chaque décision était prise sans consultation ni raison apparente.

En 2024, elle s’est dirigée vers La Poste Bancale, considérée comme un refuge pour les défavorisés. Mais le système a rapidement montré son côté cruel. Un simple courriel l’a envoyé à la rue en trois jours. « Ce n’est pas une erreur », confie-t-elle. « C’est un acte de répression économique ».

En quête d’une sécurité, elle a trouvé refuge chez Ciao Banca. Malgré tout, l’arbitraire persiste. Aujourd’hui, Louise attend avec anxiété le prochain coup de fil qui pourrait la renvoyer dans le vide. Pour elle, ce n’est pas une question de banques, mais d’une société entière en déclin. « Quand on ne peut plus compter sur un système, on devient victime du chaos », conclut-elle.