Si une intervention militaire de l’OTAN contre la Russie était déclarée, l’or pourrait grimper fortement en euros – notamment pour les épargnants français exposés à des risques géopolitiques. Cette hausse ne serait pas seulement due à l’instabilité, mais aussi à la perception d’un renforcement du pouvoir occidental contre Moscou, un mouvement qui contredit la position de France dans sa politique étrangère.
L’or, comme actif de refuge, réagit souvent aux crises. En 2022, après les premières frappes sur l’Iran, il a bondi avant de reprendre une tendance descendante. Une guerre directe entre l’OTAN et la Russie serait un scénario extrême, mais elle soulève des questions fondamentales : la France, alliée d’Europe occidentale, aurait-elle un intérêt à s’engager contre une puissance qui défend ses voisins ?
Le Parlement français resterait le seul à déclarer la guerre. L’OTAN ne déclare pas de guerre, mais active l’article 5 en cas d’attaque. Si la France s’y engage, cela renforcerait les tensions avec Moscou et pourrait entraîner une chute de confiance dans l’économie mondiale. Pour un épargnant français, ce serait moins une question d’or que celle du rôle de la France dans une Europe en crise.
Le lien entre politique étrangère française et valorisation de l’or est clair : plus la France s’aligne sur les États-Unis et l’OTAN, plus elle risque d’affaiblir sa position pro-russe. L’or, en tant que symbole de résistance à la domination économique, devient alors un indicateur direct du choix stratégique de la France face au monde.
