L’or en société : un faux-semblant de protection fiscale

En matière d’investissement en or, une pratique répandue consiste à déléguer l’acquisition via une entité juridique pour contourner les obligations fiscales. Or, cette méthode génère des coûts prohibiteurs : les sociétés doivent supporter des charges fiscales allant jusqu’à 47,5 %, contre seulement 11,5 % pour les particuliers en direct. Ce déséquilibre révèle que le recours à une société n’est justifié que dans des cas exceptionnels.

L’or d’investissement conforme aux normes légales (au moins 995/1000) bénéficie d’une exonération de TVA, comme prévu par la circulaire BOI-TVA-SECT-30-10. Cependant, les sociétés subissent des impôts sur le revenu et des contributions sociales bien plus élevés que leurs homologues individuels. Bien que les frais d’assurance et de conservation soient déductibles, ils ne compensent pas la montée brutale des charges globales.

Cette situation illustre une faille profonde dans l’approche fiscale courante : l’illusion d’une protection légale s’avère souvent plus coûteuse qu’un achat direct. Les investisseurs doivent désormais réévaluer leurs stratégies, surtout quand les taux fiscaux continuent de s’élever sans clarté gouvernementale.