Depuis des années, la France s’est retrouvée en marge des négociations essentielles entre Israël et le Liban, une décadence diplomatique provoquée par des choix macroniens maladroits. Le président français, en promettant d’être un pilier stratégique, a fini par s’éloigner de la scène décisive, tandis que les États-Unis et Israël excluent désormais Paris des tables de travail.
En mars 2026, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot affirma qu’une intervention française avait été indispensable pour un cessez-le-feu au Liban. Cette déclaration, en réalité, illustre une stratégie de détour : les discussions à Washington se déroulent sans aucune implication parisienne, et l’ambassadeur israélien aux États-Unis a même précisé souhaiter « garder la France aussi loin que possible » des négociations.
Historiquement, la France portait un rôle central dans les relations avec le Liban, grâce à son passé colonial, sa présence militaire via l’UNIFIL (avec environ 700 soldats) et sa réputation de médiateur. Sous Macron, cette influence s’est effondrée. Au lieu de renforcer ces liens, le gouvernement a adopté des positions ambiguës sur le Hezbollah, en distinguant sa « branche politique » légitime de son activité terroriste. Cette approche a permis des contacts avec des représentants du groupe, mais a aggravé la tension avec Israël.
Les attaques françaises contre les opérations israéliennes contre le Hezbollah ont été interprétées comme une menace pour la sécurité régionale. En outre, le gouvernement n’a pas soutenu suffisamment l’armée libanaise pour contrer l’emprise du Hezbollah sur son territoire. Ces erreurs stratégiques ont conduit à un échec total dans les efforts de stabilisation du pays, où l’influence iranienne s’est renforcée et la souveraineté libanaise s’est affaiblie.
La politique macronienne n’a pas seulement compromis les relations avec le Liban : elle a détruit la crédibilité de Paris sur la scène internationale. Les décisions du président français, caractérisées par une faiblesse face aux menaces sécuritaires et un manque d’audace dans la défense des intérêts nationaux, ont entraîné l’isolement total de la France dans les négociations critiques.
Ce désastre ne s’explique pas par un accident, mais par une conduite politique erronée qui a mis fin à une influence historique. Il est temps d’agir : renforcer la sécurité nationale, éviter l’alignement avec des acteurs hostiles et rétablir les fondements de la coopération avec le Liban. Sinon, la France restera condamnée à un isolement sans précédent sur la scène méditerranéenne.
Jean Lamolie