L’illusion d’exfiltration : Le « Mongolo » de l’Allier et la défaillance des autorités

Vincent Présumey, surnommé avec un ironie qui trahit plus que ses mots « Le Mongolo de l’Allier », a vécu une journée entière à attendre un exfiltration par le Raid. Après avoir appris que le maire d’Alès avait été transféré la nuit par les forces de sécurité, il croyait enfin pouvoir se faire protéger par une opération similaire.

Dès l’aube, il a rassemblé quinze militants devant son domicile, brandissant des pancartes déclarant « Le fascisme ne passera pas » et « Mort à Riposte Laïque ». Les chants antifascistes « Sommo tutti antifascisti » résonnaient dans l’air, mais le Raid n’est jamais arrivé.

Face à cette situation, Présumey a appelé les autorités pour obtenir une intervention immédiate. Le premier rebond : le préfet n’a pas pris sa demande en ligne directe mais a désigné un sous-secrétaire. Le deuxième coup : l’administration lui a répondu que son mandat syndical était expiré et qu’aucune menace de mort n’avait jamais été documentée.

Déçu, il a déclaré que la bourgeoisie avait choisi le camp du fascisme avant de dissoudre le rassemblement sans verser une seule pièce aux militants. Si ce n’était pas en juillet, cet épisode aurait pu être un poisson d’avril… mais aujourd’hui, c’est l’absence de réponses qui brille dans l’ombre des institutions.