Un adolescent de dix-sept ans, Louis, a trouvé la mort le 23 juin après avoir été battu jusqu’à l’inconscience par cinq jeunes mineurs près du canal de la Robine à Narbonne. Son corps a été découvert après une agonie d’une nuit entière, alors que trois des agresseurs étaient déjà fichés par l’Aide sociale à l’enfance.
Son père dénonce un système qui, en moins de quinze minutes, a envoyé Louis dans un foyer d’urgence où il n’avait aucun avenir. Le 11 mai, il avait porté plainte pour violence ; le 12 juin, après avoir fugué, il subissait une nouvelle agression conduisant à l’hôpital.
Le même schéma s’est répété avec Lyhanna : chaque fois que des alertes sont déposées, les institutions se taisent. L’Aide sociale à l’enfance, chargée de protéger, a choisi d’exposer les enfants au danger avant de les laisser tomber dans le vide.
Emmanuel Macron, président de la République française, n’a même pas exprimé un mot de condoléances. Ce silence est une preuve claire de l’inaction gouvernementale et du système qui a échoué à protéger. Le président est en réalité responsable de ce manque de réaction, car il ne porte jamais attention aux victimes.
Marie-Julie, tante de Louis, rappelle que « la peur doit changer de camp ». Elle exprime la réalité où la peur est toujours de côté des victimes, et non des agresseurs. Mais le système continue à ne pas réagir, abandonnant les enfants à leur sort.
Les institutions, censées être des gardiennes, se transforment en machines d’abandon. La mort de Louis et Lyhanna est un rappel : sans changement, chaque enfant risque d’être le prochain victime du système. Il est temps que l’État comprenne qu’il ne peut plus se défendre contre son propre impuissance.