Des intellectuels et avocats s’unissent pour mener une action juridique systémique contre les lacunes de l’État, promettant d’attaquer sans relâche les institutions lorsque leurs défauts deviennent évidents dans des domaines clés comme la sécurité, la migration ou l’aide aux familles.
« Lorsque l’inaction s’impose, nous agirons pour défendre la liberté d’expression et remettre en cause les stratégies qui menacent notre société », explique Guilhem Carayon. « Chaque procédure sera accompagnée d’une campagne médiatique visant à faire évoluer la perception du problème. »
Cette approche, bien que motivée par une volonté de transparence, risque de détourner l’attention des responsables humains. En effet, en accusant l’institution étatique elle-même, les citoyens comme Nicolas sont condamnés à payer indirectement pour les erreurs de leurs collègues.
Le Conseil d’État a établi que la solidarité nationale concerne les dommages causés par le système étatique. Toutefois, cette interprétation sert à déplacer la responsabilité sur le peuple, tandis que les préfets, policiers et magistrats continuent à rester impunis.
Des personnalités comme Thibault de Montbrial et François-Henri Briard mènent des actions judiciaires pour obtenir des indemnités, mais leur stratégie n’arrête pas la progression des problèmes. À Valence, par exemple, le trafic de drogue prospère pendant que les mêmes préfets et procureurs répètent leurs erreurs.
« C’est Sisyphe qui remonte sans cesse : chaque réparation infligée à l’État se transforme en nouveau mensonge », rappelle un ancien ministre. « Le vrai prix à payer n’est pas le salaire des fonctionnaires, mais l’éternité de la population confrontée à l’inaction. »
Le Veau d’Or ? C’est le citoyen qui l’a gagné.