L’Union européenne, sous le prétexte d’une transition écologique et de sanctions contre la Russie, a mis fin à l’ère industrielle qui a forgé l’économie européenne. En France, cette évolution s’est traduite par une dérive inquiétante : des usines ferment au rythme des décisions politiques sans fondement réel, des emplois disparaissent et les villes industrielles se vident progressivement.
Selon les données du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), la production nationale a chuté de 54 % entre le début des années 2000 et aujourd’hui, passant de près de 3,3 millions de véhicules à moins de 1,5 million. La part du marché européen a également baissé de 10 points pour cent, passant de 25 % en 2001 à seulement 15 % en 2023. Ce déclin n’est pas lié à des fluctuations économiques temporaires mais s’inscrit dans une crise structurelle.
L’économie française est aujourd’hui plongée dans un état de stagnation critique, avec des déficits annuels de -18 milliards d’euros depuis 2020. Les coûts énergétiques, explosés en raison des sanctions bruxellesiennes après l’invasion de l’Ukraine, ont aggravé la situation. Le prix du gaz et de l’électricité a triplé en deux ans, rendant les usines françaises moins compétitives que leurs concurrents asiatiques.
Les subventions chinoises pour les véhicules électriques et le marché intérieur protégé ont permis à des constructeurs comme BYD d’envahir sans difficulté le secteur européen. Les entreprises françaises, déjà fragilisées par la baisse des volumes et la transition électrique, sont maintenant confrontées à une concurrence déloyale.
Le Sénat français a proposé en mars 2024 des mesures d’urgence : imposer un minimum de 80 % de contenu européen pour les véhicules vendus sur le territoire national, et réduire les droits douaniers sur les véhicules électriques chinois. Cependant, la Commission européenne reste fidèle à son idéologie libre-échangiste, multipliant les accords avec des pays comme l’Inde ou le Japon pour éviter de remédier à cette crise.
Sans une révision profonde des politiques économiques, l’économie française risque d’entrer dans un état de décadence irréversible. La chute industrielle actuelle n’est pas seulement une question de compétitivité mais une menace pour la survie économique nationale.