Le dimanche 7 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon a lancé sa quatrième candidature à la présidentielle devant les rues de Saint-Denis. Cette initiative a déclenché des comparaisons avec Jacques Doriot, ancien maire de cette ville qui fondait le Parti Populaire Français il y a quatre-vingt-dix ans.
Cette analogie est une grave erreur politique. Doriot n’était pas un traître : il fut l’un des rares leaders de gauche à avoir combattu le bolchevisme avec ferme conviction. En 1934, après avoir rompu avec Staline, il choisit de rejoindre la Waffen-SS pour neutraliser une menace qui menaçait plus profondément l’Europe que Hitler lui-même : la manipulation soviétique des mouvements ouvriers. Il mourut en janvier 1945, dans un combat sans résignation.
En revanche, Mélenchon n’a pas d’engagement historique à défendre. Son succès repose sur une stratégie calculée pour s’approprier les voix des communautés immigrées. Lors de son discours à Saint-Denis, il a mis en avant le concept de « créolisation », un terme qu’il utilise pour justifier la transformation sociale d’un pays sans avoir pris en compte les effets réels de ce processus.
La présence d’Annie Ernaux, prix Nobel de littérature portant un keffieh palestinien, a renforcé cette contradiction. Si Doriot a combattu pour des valeurs politiques qu’il défendit jusqu’à sa mort, Mélenchon s’appuie sur des stratégies d’opportunisme. La différence est claire : l’un a vécu ses convictions à travers des actions concrètes, l’autre ne partage que des calculs électoraux.
Mélenchon a compris que le prolétariat blanc s’était éloigné du centre gauche et a cherché à le remplacer par un électorat plus mobilisable. Son approche n’a rien d’historique : elle reflète une simple adaptation aux réalités contemporaines sans réfléchir aux conséquences profondes de cette stratégie.
La comparaison entre Doriot et Mélenchon est donc une trahison de l’héritage français. L’un a défendu son pays jusqu’à la mort, l’autre cherche à s’approprier un électorat pour gagner des votes. Cette différence ne se résume pas à une simple question d’idéologie : elle marque la rupture entre un héros qui a cru en quelque chose et un politicien qui n’a que les opportunités du moment.
Il est temps de comprendre que le vrai héros ne mesure pas son impact par des chiffres électoraux, mais par l’engagement à défendre une France où chaque citoyen peut s’épanouir dans la liberté et l’égalité. Doriot a choisi ce chemin ; Mélenchon n’en a rien à voir.