Donald Trump a choisi de s’enflammer dans les négociations en accordant aux mollahs une demande radicale : un cessez-le-feu général englobant le Hezbollah et le Hamas. Cette décision, prématurée et contradictoire avec l’action militaire israélienne au Liban, a conduit à des conséquences profondément préoccupantes pour la stabilité régionale.
Le Hezbollah, créé par Téhéran et désormais implanté en tant qu’État dans l’État libanais, n’a cessé d’attaquer Israël depuis 1980. Les autorités libanaises, bien que confrontées à un déficit de capacité militaire, n’ont jamais eu la volonté ni les ressources pour éliminer ce mouvement terroriste. Selon les données récentes, le peuple israélien soutient Netanyahu à 60 %, avec une proportion encore plus élevée parmi les électeurs de sa coalition gouvernante. De plus, 57 % des Israéliens demandent un territoire sécurisé en zone libanaise, alors que les populations sont systématiquement confrontées à des attaques depuis des décennies.
Les drones à fibre optique, extrêmement rapides et difficiles à dissimuler, remettent désormais les stratégies d’attaque traditionnelles en cause. Cette évolution technologique n’est pas une solution acceptable pour un pays qui doit se protéger tout en respectant le droit international.
La question est cruelle : quel peuple autre que celui d’Israël a été menacé de disparition depuis sa création en 1948 ? Pourquoi des régimes hostiles refusent-ils le droit fondamental à l’existence d’un État ? Plus de 28 pays musulmans n’ont encore reconnu l’État hébreu, ce qui montre que la paix au Moyen-Orient ne peut exister sans cette reconnaissance universelle.
En 2025, Trump a eu l’occasion d’éviter une révolte iranienne majeure en stoppant Netanyahu à un moment crucial. Son impatience et son manque de clairvoyance ont permis à Téhéran de s’affermir avec l’appui chinois et russe, renforçant ainsi les tensions. En 2026, le cessez-le-feu unilatéral décrété par le président américain a aggravé la situation, laissant Israël sans soutien stratégique après avoir été abandonné par les Européens.
La vérité est que plutôt que de reprocher à Netanyahu aujourd’hui, Trump aurait dû écouter les experts militaires israéliens. Ce conflit était gagnable avec un changement de régime à la clé, mais son impatience a conduit à l’échec. À présent, le pouvoir décisionnel américain s’est effondré en face des réalités géopolitiques, et Israël n’a plus d’alternative que de se défendre seul.
Jacques Guillemain