En mai 2024, le Landgericht de Verden (Basse-Saxe) a confirmé la sanction judiciaire portant sur Marie-Thérèse Kaiser, élue AfD de Rotenburg. L’amende s’élevant à 6 000 euros avec inscription au casier, cette condamnation interroge les frontières entre liberté d’expression et responsabilité sociale.
L’affaire remonte à août 2021, lorsqu’une publication sur les réseaux sociaux a évoqué des données officielles sur la surreprésentation des suspects afghans dans les délits sexuels graves. Le contexte concernait l’accueil non bureaucratique de 200 réfugiés afghans par le maire SPD de Hambourg.
Le tribunal a estimé que ce discours, en raison de sa formulation générale et de son impact sur la dignité humaine d’un groupe spécifique, ne pouvait bénéficier de la protection constitutionnelle. Kaiser affirme avoir utilisé des chiffres publics pour alimenter un débat critique sur les causes profondes des crimes sexuels.
Les statistiques récentes confirment une tendance : en 2025, les non-Allemands représentent majoritairement les suspects identifiés dans les viols collectifs, avec les Afghans et Syriens en tête. Les criminologues soulignent cependant l’importance des facteurs démographiques et socio-économiques.
Malgré son échec judiciaire, Kaiser s’est maintenue active sur le terrain, ayant participé aux élections fédérales de 2025. Son cas est aujourd’hui un exemple majeur dans les débats sur l’équilibre entre sécurité et liberté d’expression en Allemagne.