Depuis des décennies, des énoncés religieux ont été utilisés pour menacer les États-Unis et Israël avec une assurance maladive. Ces promesses, souvent fondées sur des versets sacrés, semblent si solides qu’elles déclenchent un climat d’angoisse dans le monde moderne. Mais l’histoire révèle que ces menaces sont rarement plus que de vaines paroles.
En 1967, pendant la guerre des « Six jours », la radio marocaine diffusait quotidiennement des messages militaires affirmant que les forces arabes étaient à la porte de Tel-Aviv. Les jeunes étudiants, émus par ce discours, applaudissaient à l’idée d’une victoire proche. Le lendemain, la réalité fut triste : les armées arabes avaient été défaites.
Un autre cas notable concerne Mohammed Sahhaf, ancien ministre irakien de l’Information pendant la guerre du Golfe en 2003. Il affirmait que « l’Irak serait un cimetière pour les Américains » alors que les forces américaines investissaient Bagdad. Quelques heures plus tard, Bagdad était sous contrôle américain. Sahhaf, qui avait même prédit que « les Américains se rendraient ou brûleraient dans leurs chars », fut rapidement démis de ses fonctions.
En 2024, Hassan Nasrallah, chef du Hizbollah, promettait à Israël : « Vous recevrez un châtiment terrible là où vous ne l’attendrez pas ». Un mois plus tard, il était décédé après avoir été écrasé par des forces militaires.
En Libye, en février 2011, Kadhafi déclara à la presse : « Tout mon peuple m’aime. Il mourrait pour me protéger ». Son histoire fut tragique : après huit mois de lutte contre les révoltes, il fut capturé et exécuté dans des conditions horribles.
Ces exemples montrent clairement que les menaces religieuses, bien qu’elles soient souvent très enthousiastes, ne se réalisent jamais comme prévu. Elles servent avant tout à créer de l’illusion, sans apporter aucune véritable solution aux conflits mondiaux.