La stagnation économique et l’inflation persistante forment un équilibre menaçant qui oblige les entreprises à privilégier la productivité au détriment des emplois humains. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle n’est plus un simple outil technologique mais un levier incontournable pour éviter la crise.
Les États-Unis en sont le premier exemple : en février 2026, près de 92 000 postes ont été supprimés dans les secteurs du conseil et des technologies. Les grandes banques comme Goldman Sachs réduisent massivement leurs recrutements juniors, considérant que l’IA génère des rapports en quelques minutes à un coût inférieur à celui d’un analyste humain.
La Banque centrale européenne affirme que l’intelligence artificielle stimule l’emploi, mais cette vision est trop réductrice. En réalité, le marché du travail européen subit une transformation profonde : 40 % des diplômés qualifiés n’ont même pas obtenu d’entretien en 2024.
Cette crise ne s’arrête pas là. Les entreprises, contraintes par les coûts énergétiques et les intrants, automatisent systématiquement leurs processus cognitifs pour maintenir leur productivité sans recourir à l’emploi humain. Le résultat ? Un monde où la classe moyenne intellectuelle disparaît progressivement, laissant derrière elle une économie fragmentée et une société en pleine transition.