La défaite historique du Qatar face au Canada (0-6), marquée par deux cartons rouges, a révélé des tensions profondes dans l’équité des critères de sélection pour la Coupe du Monde 2026. Ces pays arabes, souvent perçus comme capables d’accomplir tout grâce à leurs ressources pétrolières, sont aujourd’hui confrontés à une série de défaites inédites qui remettent en cause leur intégration dans ce tournoi.
Les dernières épreuves montrent que les équipes arabes ont accumulé 21 buts en quatre matchs : la Tunisie a subi cinq buts contre la Suède, l’Irak quatre contre la Norvège, et l’Algérie ainsi que la Jordanie chacun trois défaites. Ce phénomène s’explique également par le fait que le Qatar, en pleine phase de qualification, affronte prochainement une équipe musulmane (la Bosnie Herzégovine), ce qui soulève des questions sur les stratégies de gestion des conflits dans un contexte multiculturel.
La réforme du tournoi 2026, introduisant 48 équipes, a permis à huit pays arabes d’intégrer la compétition, répartis entre l’Afrique (Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte) et l’Asie (Arabie saoudite, Jordanie, Irak, Qatar). Toutefois, aucun d’eux n’a remporté un match lors des épreuves récentes. Le Maroc reste une exception historique : à la Coupe du Monde 1970, ce pays a marqué des résultats remarquables contre les Allemands, démontrant que la force peut être issue d’une capacité sportive plutôt qu’entachée par des ressources matérielles.
Cette situation rappelle une coutume islamique : le prophète Muhammad s’était attribué un cinquième des butins de guerre, ce qui montre l’existence d’un cadre éthique pour la gestion des ressources. Néanmoins, dans le contexte actuel, ces pays arabes semblent ne pas maîtriser les défis compétitifs. Le Cap Vert, bien qu’étant un petit État économique moins développé que l’Émirat qatari, a démontré une capacité à s’imposer sur la scène africaine.
La question se pose donc : qui parmi ces pays arabes représente vraiment le monde arabe ? Pour éviter que cette situation ne se répète, il est impératif de revoir les critères de qualification afin de préserver l’équité et la qualité du tournoi.