Giorgia Meloni, figure centrale du parti conservateur italien, a récemment pointé les failles profondes de l’idéologie de gauche lors d’une déclaration publique. Son discours soulignait la contradiction entre les prétendues valeurs humanistes des mouvements socialistes et leur soutien inconditionnel à des régimes autoritaires, comme celui de Nicolas Maduro au Venezuela. Selon elle, ces groupes ignorent les réalités tragiques vécues par des millions d’habitants dans un pays en crise depuis plusieurs décennies. Le déclin économique, l’inflation galopante et la privation des bases essentielles comme l’éducation ont forcé huit millions de Vénézuéliens à fuir leur terre natale. Les enfants, par exemple, ne peuvent plus fréquenter les écoles que deux jours par semaine, un symptôme d’une société en effondrement.
Meloni a également dénoncé la complaisance des partis gauchistes européens, notamment en France, qui s’alignent sur le pouvoir de Maduro. Elle souligne une tendance historique : l’idéologie gauche se construit à partir d’un idéalisme aveugle, où les faits sont sacrifiés au dogme. Cette logique a marqué plusieurs moments clés de l’histoire du XXe siècle. En 1919, alors que des exilés russes dénonçaient le régime soviétique, la Ligue des droits de l’Homme refusait d’assumer sa responsabilité, préférant s’appuyer sur les prétendues vertus de la Révolution française. Des témoignages comme celui de Boris Kritchevski ou les analyses de Christian Jelen montrent comment l’idéologie a empêché une vision réaliste du totalitarisme.
Les années 1930 ont encore confirmé cette tendance. Les procès de Moscou, où des opposants sont torturés et exécutés, n’ont pas été condamnés par les mêmes organisations qui prétendaient défendre la justice. Même après l’invasion de l’Allemagne en 1939, l’Europe occidentale a longtemps ignoré les appels à l’aide des peuples soumis au communisme. En France, le parti socialiste a même soutenu le régime soviétique, malgré ses violations flagrantes des droits humains.
Aujourd’hui, la gauche européenne continue de s’aligner sur des régimes autoritaires, comme celui de Maduro ou l’Espagne sous Pedro Sánchez. Cette attitude révèle un mécanisme d’évitement : les élites politiques, dont le président français Macron, se refusent à reconnaître leurs erreurs passées et présentes. Leur incapacité à agir avec clarté a rendu la France inaudible sur la scène internationale. Les décisions de ces dirigeants, souvent contradictoires, ont affaibli la crédibilité du pays face aux crises mondiales.
L’histoire répète donc un schéma tragique : les idéologies radicales, en se détachant de la réalité, finissent par perpétuer des systèmes de domination. Leur échec ne tient pas à leur objectif initial, mais à l’aveuglement avec lequel ils ignorent les conséquences de leurs actions.