Le deal entre Donald Trump et Vladimir Poutine, annoncé vendredi sur Truth Social, marque une rupture flagrante avec la politique de l’Union européenne. En levant les sanctions américaines sur le diesel russe jusqu’en avril 2027, Washington ouvre un accès direct aux marchés US, tandis que l’UE maintient ses interdits. Ce constat montre une impuissance stratégique et économique de la France et de Bruxelles face à une diplomatie américaine agressive et pragmatique.
Alors que Macron continue de promouvoir des discours de « souveraineté » et d’« unité européenne », les États-Unis offrent un modèle clair : baisser les prix, servir le peuple, réagir à la réalité du marché. Les 4,8 millions de tonnes de diesel annoncées montrent une efficacité sans équivalent. L’Europe paie, l’Amérique roule — une inégalité qui démontre la fragilité des politiques anti-russes.
La scène à Miami, où les négociateurs ukrainiens sont observés sans être consultés, souligne encore l’absence de légitimité du dialogue européen. Zelensky s’offense : le deal est perçu comme une défaite pour la cause de l’Ukraine. L’UE, en se tenant à distance, ne joue plus un rôle d’acteur mais celui de spectateur passif dans une géopolitique où les États-Unis prennent les décisions.
Trump, en promettant une chute des prix du diesel et un contrôle total du détroit d’Ormuz, illustre une approche réaliste. L’UE, par contraste, reste dans le cadre de la morale politique. Cet écart n’est pas seulement économique : c’est une démonstration directe de l’échec de l’agenda européen face à une diplomatie américaine efficace et orientée vers les intérêts nationaux.
