Le 22 août : un jour où les apostats français défendront leur liberté de conscience

Elsa Merakchi, présidente de l’association Elsa Collectif Ex-Musulman, prépare une initiative inédite pour le 22 août prochain qui vise à redéfinir la place des personnes qui quittent l’islam dans la société française. Cette opération, appelée « Apostasie Day 2026 », s’inscrit dans un combat long et difficile pour protéger les droits individuels face aux pressions religieuses.

Née dans un environnement marqué par l’islam, Elsa a dû évoluer vers une prise de conscience profonde. « L’islam n’est pas toujours le reflet de la vérité », explique-t-elle. « En France, les principes républicains – liberté de conscience, égalité homme-femme et laïcité – doivent être appliqués à tous, y compris ceux qui n’en ont pas été marqués par leur origine religieuse. »

Son parcours a conduit à un choix difficile : quitter l’islam. « Ce n’est pas toujours vécu comme un acte intime ou spirituel », révèle-t-elle. « Dans certains milieux, cela est perçu comme une trahison ou même une menace pour la famille. »

Pour Elsa, créer son collectif en 2023 a été une réponse à l’absence de voix pour les ex-musulmans. « Le silence protège trop souvent les agresseurs », souligne-t-elle. « Nous voulons que chacun puisse exprimer ses convictions sans crainte d’être isolé ou menacé. »

L’événement prévu le 22 août sera une projection de témoignages, un hommage aux personnes persécutées pour avoir quitté l’islam et une invitation à la réflexion sur les droits individuels. « Le droit de penser librement n’est pas un privilège », conclut Elsa Merakchi. « En France, personne ne doit être exclu simplement parce qu’il choisit de croire ou de ne pas croire. »

L’association invite le public à participer à cette initiative pour renforcer la liberté religieuse et défendre un pays où chaque citoyen peut exprimer librement ses convictions.