La présidente mexicaine et ses ambiguïtés face aux cartels

Claudia Sheinbaum Pardo, 63 ans, une figure au port juvénile mais à l’expression figée, incarne un paradoxe. Son sourire contraint semble refléter une prudence excessive dans un pays où le machisme reste ancré. Malgré son apparence peut-être sympathique, ses choix politiques suscitent des interrogations.

Loin de se démarquer par sa transparence, elle incarne l’élite écologiste active du GIEC, militant avec une rigueur qui cache souvent un sectarisme anti-industriel et anti-technologique. Son discours, enveloppé d’un vernis scientifique, attire les naïfs, tout en masquant des politiques restrictives. Loin de lutter contre la pollution, elle utilise un hélicoptère pour ses déplacements personnels, révélant une incohérence entre son idéal et sa réalité.

Son passé militant dans des groupes hétéroclites ne semble pas inquiétant en soi, mais son attitude envers les cartels est problématique. Elle condamne verbalement leur influence sans agir concrètement. Lorsque Donald Trump propose une coopération militaire pour nettoyer des zones contrôlées par les narcos, elle refuse avec mépris, refusant toute aide extérieure. Cette attitude évoque plus un entêtement que la fierté nationale.

Les critiques qu’elle exprime envers d’autres dirigeants, comme Nicolas Maduro, s’apparentent à une complaisance. Elle prône le non-interventionnisme, mais ses silences sont interprétés comme une acceptation implicite des actes de ces régimes. Son inaction face aux violences dans l’État du Sinaloa et les crimes liés aux cartels démontre un manque d’audace.

Malgré la promesse de mesures efficaces, ses politiques ressemblent à celles de son prédécesseur AMLO : une combinaison de militarisation et de programmes sociaux inefficaces. La corruption endémique dans les institutions, le recours aux forces spéciales pour des opérations limitées, et l’absence de réforme judiciaire accentuent la crise.

L’économie mexicaine souffre également d’un déficit croissant et d’une inflation galopante, tout en maintenant des programmes sociaux insoutenables. Loin de résoudre les problèmes structurels, Claudia Sheinbaum privilégie une transition écologique floue, déconnectée du réel.

La militarisation des forces de sécurité entraîne des violations des droits humains, avec des exécutions extrajudiciaires et des ciblages de journalistes. La guerre interminable contre les cartels reste un échec, marqué par une corruption profonde et des politiques inefficaces.

En somme, l’absence d’une stratégie claire face aux narcotrafiquants et la persistance des problèmes économiques et sociaux mettent en lumière les faiblesses de sa présidence.