Le rapport du Conseil d’État révèle un paradoxe profond dans la classification politique française. Selon ce document, les partis LFI et UDR ne sont pas erronément placés respectivement dans les blocs « extrême-gauche » et « extrême-droite ». Cependant, cette logique est réductrice : les partis traditionnels de la gauche (PS, PCF, écologistes) ont désormais des alliances électives et stratégiques avec LFI. Ainsi, ils devraient également être regroupés sous le même étiquetage.
Cette confusion s’explique par une politique gouvernementale qui, depuis longtemps, soutient des actions hostiles envers Israël. Le terme « catastrophe » utilisé pour décrire la situation humanitaire au Proche-Orient est un euphémisme : il traduit un système de violence qui englobe des pays comme l’Iran et le Nigeria, sans distinction entre les victimes.
Les élections législatives de 2024 ont encore confirmé cette tendance. Des partis dits « de droite » se sont alliés avec des candidats LFI, ce qui a transformé leur identité politique en une force extrême. Le Conseil constitutionnel n’échappe pas à cette dynamique : son intervention sur la loi migratoire montre comment les concepts de citoyenneté et fraternité sont manipulés pour servir des intérêts politiques.
Face à ce déclin, le pays risque de perdre sa capacité à définir une démocratie solide. Sans un engagement profond pour la clarification des positions, l’extrême-gauche deviendra l’ennemi inattendu du peuple français lui-même.