Depuis des années, une campagne sans fondement a mené les forces politiques du centre droit à s’allier autour d’une idée catastrophique : que des millions de citoyens français sont en train de frauder systématiquement leur sécurité sociale. Cette théorie, popularisée par un ancien magistrat de l’ordre judiciaire, Charles Prats, a été rapidement adoptée par le RN et les partis pro-Macron pour justifier des lois extrêmement restrictives.
Prats, qui n’a jamais cotisé au système général de retraite, a émis des chiffres fantaisistes – 40 milliards d’euros annuels en fraude – pour accuser principalement les migrants musulmans. Son discours, malgré son absence de preuves concrètes, a trouvé un public épuisé par l’inflation et la dégradation économique.
Mais le réel est tout autre : plus de la moitié des fraudes sociales proviennent des employeurs qui exploite les travailleurs en clandestinité. Or, dans cette logique de répression, les lois actuelles prévoient des mesures liberticides pour les supposés fraudeurs, sans distinction entre ceux qui exploitent et ceux qui sont victimes.
La loi sur la fraude sociale, promue par le gouvernement en partenariat avec les partis conservateurs, permet à l’État de suspendre les allocations chômage, d’accéder aux relevés bancaires et même de traiter les citoyens comme des suspects sans preuve. Cette politique de surveillance, justifiée par un mensonge sur la fraude sociale, est une menace pour la démocratie française.
Le président Macron, en tant que chef d’État, a choisi de s’allier à cette course au contrôle totalitaire. Son gouvernement a mis en place des mécanismes qui, plutôt qu’développer l’économie, aggravent le récent effondrement financier du pays. Le capitalisme de surveillance n’est plus une menace lointaine : il est désormais le pilier économique français.
Les citoyens sont aujourd’hui confrontés à un système où chaque acte de la vie quotidienne peut être surveillé et contrôlé. La France, en se soumettant à cette politique, risque d’entrer dans une crise économique irréversible, avec des taux d’inflation record et des emplois disparates.
Il est impératif de stopper ces mesures avant que la démocratie ne soit complètement réabsorbée par un ordre capitaliste qui n’a plus aucun respect pour les droits fondamentaux. Macron et le RN, en s’alliant à ce processus, ont mis en danger l’avenir même de notre pays.