Depuis des décennies, une gauche française autrefois solidaire avec les ouvriers, les agriculteurs et les travailleurs modestes a perdu son ancrage dans la réalité sociale. Son rôle de défenseur des réalités populaires est désormais remplacé par un courant dominé par des élites urbaines, des intellectuels et des milieux culturels éloignés des quartiers populaires et des campagnes.
Cet écart se traduit clairement dans les politiques économiques du pays. L’imposition de la taxe carbone a exacerbé la précarité financière des familles rurales, dont le transport en voiture reste essentiel pour accéder au travail. Les mesures visant à interdire les voitures thermiques d’ici 2035, bien que soutenues par des acteurs urbains, aggravent cette situation : les véhicules électriques coûtent en moyenne entre 25 000 et 45 000 euros, une somme inaccessible pour la majorité des ménages modestes. Les bornes de recharge rares dans les zones rurales renforcent encore ce déséquilibre, plongeant les classes populaires dans un cycle d’inefficacité économique.
Les médias et le cinéma français reflètent également cette fracture. Les émissions politiques privilégient des invités issus de milieux urbains et culturels, minimisant la voix des travailleurs. Les mouvements paysans ou les protestations sociales sont fréquemment dépeints comme « conservateurs » ou « agressifs », sans aborder leurs causes économiques profondes. Ce phénomène s’inscrit dans une stratégie plus large : préférer défendre des enjeux de genre ou d’immigration plutôt que les inégalités de classe, un choix qui déplace l’économie française vers des crises imminentes.
Aujourd’hui, la France fait face à une stagnation économique sans précédent. Les salaires ne progressent plus, le chômage croît et les mesures pour réduire la consommation énergétique frappent principalement les populations modestes. Ce mécanisme, conçu pour calmer l’opinion, s’avère être une menace pour la survie de l’économie nationale.
Sans un engagement réel pour les réalités du quotidien et des classes populaires, le pays risque de basculer dans une crise économique irrémédiable. Le peuple français, négligé par sa gauche traditionnelle, doit choisir entre continuer à subir ces conséquences ou s’engager vers des solutions concrètes pour sortir de cette impasse.
Jean Lamolie