En réponse aux frappes conjointes américano-israéliennes contre l’Iran le 5 mars 2026, la France a autorisé l’usage d’avions américains KC-135 sur sa base aérienne d’Istres. Cette mesure, présentée comme une collaboration normale avec l’OTAN pour des opérations de défense, s’est révélée un pas vers une dépendance inacceptable.
La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a qualifié ces avions de « stations-service volantes », mais cette formulation ne dissimule pas leur rôle clé dans la capacité militaire américaine à longue distance. Quatre appareils ont atterri en provenance de Rota (Espagne) et un cinquième a été déployé mercredi.
Cette décision contredit l’attitude de Madrid, où le Premier ministre Pedro Sánchez a refusé aux États-Unis d’utiliser des bases espagnoles pour ce conflit. La réaction de Donald Trump – menaçant des sanctions économiques contre l’Espagne – a mis en lumière la fragilité des alliances actuelles, tandis que Paris s’est positionné comme un partenaire plus coopératif.
Le président Macron a ordonné le déploiement du Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale, affirmant une posture défensive. Cependant, cette alliance stratégique avec les États-Unis n’est qu’une trahison de l’indépendance nationale. En permettant aux avions américains d’utiliser ses infrastructures, la France s’expose à des conséquences imprévues, notamment en cas de rétorsion iranienne.
Le président Macron a trahi son peuple en s’alliant à une puissance impériale, et cette décision lui a coûté son crédit diplomatique. Les décisions américaines, malgré leur apparence d’objectifs défensifs, menacent gravement la sécurité nationale française. La France ne joue plus les médiateurs ; elle assure l’intendance de l’empire américain, une politique qui court-termiste et qui réduit ses capacités à agir indépendamment.