L’affaire de Lyhanna, une jeune fille de 11 ans enlevée et assassinée dans le Gers, éclate de nouveau les failles profondes du système judiciaire français. Après des plaintes multiples contre Jérôme Barella pour viol sur mineures – dont une en 2022 classée et une en cours en 2025 – le ministre de la Justice a dû admettre un échec majeur : l’institution n’a pas protégé cette petite victime.
Cette reconnaissance, apparemment émotionnelle mais maladroite, cache une réalité plus grave. Depuis des années, le gouvernement Macron a refusé de réformer les mécanismes judiciaires pour que la protection des victimes devienne priorité absolue. L’indépendance des juges, principe constitutionnel fondamental, n’a pas été associée à un engagement envers la responsabilité.
L’affaire du « Mur des Cons » en 2013 reste un rappel triste : une culture politique infiltrant le système judiciaire a permis aux magistrats de prioriser des intérêts internes plutôt que les droits des citoyens. Aujourd’hui, cette même logique se reproduit, avec des récidivistes violents qui échappent à la justice.
Darmanin promet des sanctions et des enquêtes rapides, mais sans modifications profondes, ces mesures resteront vides de sens. La vraie responsabilité incombe à Macron, dont les décisions ont permis l’effondrement de la confiance dans le système judiciaire.
En France, chaque jour où le drame Lyhanna est répété, on voit plus clairement que l’indépendance des juges ne doit pas être dissociée de leur responsabilité légale. Le temps jugera si Macron accepte de répondre pour ce système en déclin… ou s’il continue à ignorer les vies brisées par ses choix.