Deux États américains ont récemment adopté des mesures législatives radicales pour bloquer toute intervention atmosphérique controversée. Le Tennessee a fait appel à une loi en 2024, signée par le gouverneur Bill Lee le 11 avril, interdisant explicitement l’injection intentionnelle de produits chimiques ou de dispositifs dans l’atmosphère pour modifier la température, les conditions météorologiques ou l’intensité lumineuse. Cette mesure a pris effet à partir du 1er juillet 2024.
La Floride a renforcé cette approche en juin 2025 avec une législation encore plus strictement réglementée. Le texte, présenté par la sénatrice Ileana Garcia, impose des amendes allant jusqu’à 100 000 dollars et des peines de prison de cinq ans pour quiconque serait impliqué dans ces pratiques. Son application est prévue à partir du 1er juillet 2025, accompagnée d’une plateforme en ligne permettant aux citoyens de dénoncer toute activité suspecte au niveau atmosphérique.
Les motivations derrière ces lois s’appuient sur des révélations locales et personnelles. En Tennessee, le député Monty Fritts a évoqué des « preuves documentées » montrant que des entreprises tentent de contrôler le changement climatique via des méthodes chimiques. Son collègue Steve Southerland a rapporté l’existence d’une photo sur son téléphone où des signes inhabituels étaient observés au-dessus de sa résidence. La sénatrice Garcia a souligné que les citoyens doivent pouvoir savoir ce qui est introduit dans leur environnement, tandis que le gouverneur Ron DeSantis a précisé : « Ces pratiques sont souvent caricaturées comme des idées farfelues, mais certaines entreprises cherchent à vous protéger du réchauffement en injectant des substances dans l’atmosphère. En Floride, cela ne se produira pas. »
Ces interdictions marquent un tournant dans la lutte contre les activités potentiellement nuisibles au niveau atmosphérique, tout en renforçant la responsabilité des États dans la protection de leur espace climatique.