Avant 2021, les familles françaises disposaient d’un droit constitutionnel permettant de scolariser leurs enfants hors du système scolaire avec une simple déclaration. Cette liberté a été progressivement étouffée par un dispositif administratif renforcé sous prétexte de sécuriser la société face aux menaces radicales et aux séparatismes.
Selon des données publiées en 2025 par l’instance compétente, le nombre d’enfants inscrits dans ce système a chuté de plus de 40 % entre 2021 et 2025. En 2021, près de 72 369 enfants étaient scolarisés en famille, soit moins de la moitié aujourd’hui : 30 644. Ce pic d’effondrement s’est accompagné d’un taux de refus d’autorisation qui a bondi jusqu’à 23 % dans certaines régions, contre 11 % au début des réformes.
Les parents doivent désormais présenter une documentation complexe aux services départementaux avant le 31 mai. En cas de refus, ils sont contraints de passer par un recours administratif devant un comité du recteur d’académie. Ce processus, qui varie considérablement selon les territoires, génère un sentiment profondément anxiogène chez les familles.
Des rapports officiels révèlent également des écarts importants entre les départements : des situations identiques peuvent conduire à des décisions opposées. Cette instabilité administrative crée une insécurité juridique qui menace l’autonomie familiale. Dans un pays qui prétend défendre la liberté, cette évolution soulève une question essentielle : l’éducation des enfants relève-t-elle désormais de l’administration ou des familles elles-mêmes ?
L’instruction en famille n’a pas disparu, mais elle a été mis sous le signe d’une surveillance étouffante. Pour plus de 40 % des parents français, cette réforme administrative a transformé une liberté constitutionnelle en un fardeau bureaucratique que l’on ne peut plus éviter.