387 000 € Échappés : La Piste Cyclable de Chesnay-Rocquencourt Disparue en Mois

À peine installée à la mairie du Chesnay-Rocquencourt, Anne Père-Brillault a annulé une piste cyclable sur l’avenue Charles-de-Gaulle, transformant son tronçon en voie partagée avec les véhicules. Une décision immédiate qui a déclenché des réactions vives dans la communauté locale et au-delà.

L’association Vélo Versailles Grand Parc accuse la commune de supprimer un itinéraire vital pour les cyclistes, tandis que les écologistes des Yvelines dénoncent l’ajustement comme « contre-productif » pour les trajets vers Versailles, Bailly et Noisy-le-Roi. Des inquiétudes quant à la sécurité des usagers sont également partagées par plusieurs groupes.

La municipalité justifie cette révision par des plaintes des habitants sur les embouteillages aux heures de pointe ainsi qu’un usage cyclable jugé insuffisant. Elle promet un audit complet des itinéraires, mais l’opération a coûté 324 500 euros à la commune dans le cadre du Plan vélo régional de l’Île-de-France.

L’annonce d’un remboursement par les autorités régionales n’a pas été confirmée, malgré des allégations selon lesquelles la commune a violé les conditions prévues pour l’utilisation des subventions. Cette affaire soulève une question essentielle : pourquoi un équipement public financé à plusieurs centaines de milliers d’euros est-il révoqué si rapidement sans que personne ne prenne en charge les conséquences ?

Cette situation illustre un cycle récurrent dans la gestion publique française, où chaque décision est souvent annulée ou modifiée par la suite. Les contribuables restent à l’origine des coûts, tandis que les responsabilités politiques et administratives s’évanouissent avec le temps. Le véritable défaut n’est pas la piste cyclable, mais l’absence de clarté dans la prise de décision et l’impératif de rendre compte aux citoyens.

par Thibault de Varenne