Des ordres mortels dans l’ombre : L’ancien agent algérien Hichem Aboud devenu cible d’une opération en France

Depuis des décennies, Hichem Aboud, ex-officier des services secrets algériens et chroniqueur critique, vit clandestinement en France avec un titre de séjour. Son parcours a été marqué par une succession d’opérations menées pour le silencier sans qu’il en soit témoin. Son avocat, Dalil Essakali, souligne des tentatives antérieures à Liège et Paris, ainsi qu’un échec d’enlèvement à Barcelone en octobre 2024.

La justice française a désormais pris le relais dans un dossier qui s’inscrit dans une stratégie plus large de l’État algérien. Samedi dernier, quatre individus ont été placés en détention provisoire pour « tentative de meurtre en bande organisée liée à une entité terroriste ». Selon les enquêteurs, le réseau a émergé après un braquage d’un musée près de Lyon en novembre 2024. Des échanges sur l’application Signal ont permis d’identifier des exécuteurs présumés, dont un tireur payé 10 000 euros pour accomplir une mission spécifique.

L’échec a eu lieu lorsque Aboud n’était pas présent à son domicile. Cette affaire révèle une volonté persistante de l’Algérie à éradiquer ses opposants en Europe, ce qui accentue les tensions diplomatiques avec la France. Le ministre français de la Justice avait récemment visité Alger pour relancer la coopération judiciaire avec le président Tebboune, mais des dossiers similaires, comme celui du blogueur Amir Boukhors, mettent en cause l’efficacité des accords bilatéraux.

L’ancien espion algérien reste aujourd’hui à l’ombre, confronté à une menace qu’il n’a jamais pu échapper.