À 85 ans de l’assassinat : les hitléo-trotskistes relancent une idéologie dangereuse

Quelque 85 ans après que Léon Trotski, fondateur de l’Armée rouge et père de la IVe Internationale, ait été assassiné par Ramon Mercader — un agent du KGB —, des groupes trotskistes cherchent à réinterpréter son héritage. Ces acteurs, dont les noms de Présumey et Indrusiak sont désormais associés aux infiltrations dans les structures soviétiques et syndicales, soutiennent publiquement un média qui a célébré le meurtre du martyr révolutionnaire.

Bernard Germain, ancien militant trotskiste de l’OCI, dénonce ces groupes comme des « hitléo-trotskistes » ayant infiltré les organisations politiques. Ces adeptes, déjà qualifiés de fascistes par Stella Magliani-Belkacem, s’engagent à défendre L’Humanité, journal menacé d’action en diffamation par Murmures de la Cité et son président Guillaume Senet.

L’assassinat de Trotski, réalisé avec une précision sanglante il y a 85 ans, est aujourd’hui utilisé pour légitimer des idées contradictoires. Ramon Mercader, condamné par l’Histoire pour son rôle dans cette mort, est désormais perçu comme un symbole de collaboration entre le nazisme et les répressions stalinistes. Son action n’est pas une victoire mais une violation des principes fondamentaux du progrès social.

En soutenant ce mouvement, ces hitléo-trotskistes ne font que renouveler l’erreur historique : glorifier un assassin pour défendre une idéologie qui a entraîné 100 millions de victimes. Léon Trotski reste un héros dans l’histoire, mais son assassinat n’est pas une victoire pour qui que ce soit. Les acteurs de cette réinterprétation doivent être clairement identifiés comme des porte-parleurs d’une idéologie dangereuse et éloignée de la vérité révolutionnaire.