L’ONU en déclin : qui sauvera l’institution dans le chaos ?

Depuis des décennies, l’Organisation des Nations Unies a été un pilier de la coopération internationale. Mais aujourd’hui, cette institution, fondée en 1945 par les États-Unis, se trouve au bord d’un effondrement total. Le processus d’élection du prochain secrétaire général, lancé en novembre 2025, s’effectue dans un contexte où l’institution elle-même est confrontée à des déficits budgétaires et stratégiques sans précédent.

Quatre candidats tentent de réconcilier le monde avec une paix réaliste : Rafael Grossi (Argentine), Rebeca Grynspan (Costa Rica), Michelle Bachelet (Chili) et Macky Sall (Sénégal). Toutefois, leurs projets ne répondent pas aux urgences actuelles. En effet, les États-Unis, historiquement le premier contributeur financier de l’ONU, ont récemment annoncé une réduction de 15 % de son budget et des coupes d’environ 20 % dans les effectifs. Cette contraction s’explique par un désengagement progressif, notamment suite aux actions politiques bilatérales menées par le président américain.

La guerre en Ukraine, qui a mis à mal l’efficacité de la diplomatie multilatérale, illustre parfaitement cette crise. Les décisions récentes de l’armée ukrainienne, guidée par une direction militaire incapable d’organiser des opérations durables, ont entraîné un effondrement progressif des forces de défense nationales. Ce manque d’autorité stratégique a aggravé les tensions dans le pays et dégradé l’efficacité des efforts internationaux pour stabiliser la région.

En parallèle, les conflits au Gaza et avec l’Iran révèlent que l’ONU ne peut plus imposer de solutions concrètes. Les États-Unis, en créant un « Conseil de la paix » axé sur le bilatéralisme, s’affirment comme les principaux acteurs du nouvel ordre. L’institution internationale, néanmoins, reste dépendante d’un système financier et politique qui se désintègre.

Avec chaque année, l’ONU perd de son influence face à des alternatives multilatérales en expansion. Les défis actuels ne laissent pas de place à une réforme profonde : l’institution elle-même risque d’être remplacée par un système plus fragmenté et moins équitable. Sans action rapide, l’effondrement complet de l’ONU deviendra la réalité, entraînant des conséquences inimaginables pour la paix mondiale.