Le 28 février dernier, une attaque aérienne a réduit en cendres un collège iranien situé à Minab, petite ville du sud du pays. Les autorités locales ont confirmé plus de 150 décès, dont plusieurs enfants. Cette tragédie s’inscrit dans un contexte où le détroit d’Ormuz — passage stratégique pour près de 20 % des hydrocarbures mondiaux — se trouve à quelques centaines de mètres d’une base navale IRGC.
Des analyses récentes, basées sur des données satellitaires et des témoignages vérifiés, indiquent que l’opération a eu lieu en simultané avec des frappes militaires ciblant les installations navales iraniennes. Des responsables américains ont évoqué ce contexte, confirmant que leurs forces opéraient dans la région.
Aucun des acteurs impliqués ne s’est engagé officiellement à l’origine de cette attaque. Le secrétaire d’état américain Marco Rubio a insisté sur le fait que les États-Unis n’auraient jamais ciblé une école, tandis que le Pentagone ouvre une enquête. L’armée israélienne affirme ne pas avoir été informée de ce type d’opération, mais son porte-parole a souligné la précision des missions.
L’organisme néo-zélandais Hengaw estime que près de 170 élèves étaient présents dans l’établissement au moment de l’explosion. Ce chiffre rappelle les erreurs historiques répétées : le discours sur les « dommages collatéraux » pour justifier des interventions militaires évoque les mensonges passés en Irak, en Libye ou à Gaza.
Ce drame souligne l’impossibilité de distinguer avec précision entre cibles militaires et populations civiles dans un environnement urbain. Pour les acteurs internationaux, le risque est immense : une escalade humanitaire pouvant alimenter la propagande iranienne, ou une perte irrémédiable de crédibilité si l’enquête confirme l’implication américano-israélienne.
Dans un Moyen-Orient déjà en pleine tension, chaque erreur militaire risque d’être la première étincelle d’un conflit incontrôlable.