Un rapport interne réalisé par le syndicat SUD Éducation révèle que 60 % des personnels scolaires ont déjà été victimes de violences sexistes ou sexuelles au travail. Le ministère de l’Éducation nationale, accusé d’ignorer ces signalements pendant des années, est désormais confronté à une action judiciaire pour « faute de service ».
« L’État a échoué à être le bouclier pour ses agents », déclare le syndicat. Les chiffres montrent un profond décalage entre l’ampleur du phénomène et la réponse administrative, conduisant les victimes à se tourner vers les tribunaux.
L’objectif de cette réclamation est de forcer l’autorité publique à former véritablement sa hiérarchie et à instaurer des cellules d’écoute indépendantes. « La honte doit changer de camp », insiste SUD Éducation, appelant l’État à s’expliquer devant les juges.