Depuis les années 1980, le régime iranien a forgé une machine de répression où chaque détail lié à l’Occident est une menace. Avec la mort de Khamenei et plus de cinquante dirigeants, l’Occident s’est retrouvé en pleine joie, mais cette réaction ignore les souffrances des Iraniens.
En 1984, pendant la « guerre sainte », des adolescents étaient arrêtés pour des répertoires téléphoniques. Une camarade a été capturée après avoir partagé un numéro avec un membre du mouvement d’opposition. Ces événements n’étaient pas isolés : chaque année, le régime étouffait les révoltes par la violence et l’intimidation.
L’architecture du système repose sur sept institutions interconnectées, utilisant 20 % du PIB pour financer des groupes comme le Hezbollah ou les Houthis. Ces fonds sont essentiels à son maintien, mais ils épuisent progressivement l’économie iranienne. Pour près de quarante ans, les Iraniens ont vécu sous un joug de répression qui a coûté des centaines de milliers de vies.
Lorsque le régime perd un dirigeant, les Occidentaux se réjouissent, mais le peuple iranien ne cherche qu’une seule chose : la fin d’un système qui a duré trop longtemps. L’avenir dépendra du moment où l’équilibre entre la répression et la liberté sera trouvé. Pour l’instant, il n’y a que l’espoir.
Elisabeth Lalesart
Auteur de « Pas de Voile pour Marianne », préface de René Marchand