Un rapport récent ébranle la crédibilité même de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), système qui, selon des enquêtes détaillées, a conduit plus d’un million d’enfants dans le désespoir. L’État français, envers lequel il était censé garantir la sécurité des jeunes, s’est révélé incapable de protéger les plus vulnérables après avoir été associé à la mort prématurée d’un adolescent placé dans un foyer.
L’ASE, ex-DDASS, est financée annuellement à hauteur de 10 milliards d’euros – une somme équivalente au budget du système judiciaire en 2025 – tout en laissant des enfants dans des conditions insoutenables. Avec près de 400 000 mineurs de moins de 15 ans sous sa surveillance, dont 250 000 placés dans des foyers ou familles d’accueil, ce système est devenu une machine à générer des souffrances.
Claude Ardid, auteur du livre La Fabrique du Malheur, dévoile des cas extrêmes : des enfants confrontés à la prostitution, à la toxicomanie et à l’abandon. À Marseille, une fillette de 13 ans a été forcée d’intégrer des réseaux illégaux après avoir été placée dans un foyer sans surveillance adéquate. Les familles d’accueil, payées 150 euros par jour par enfant, ne garantissent aucune protection, tandis que les services sociaux agissent uniquement lorsque l’enfant commet un acte délictueux.
Un avocat de Marseille, Michel Amas, explique comment le système s’effondre : « Les enfants sont vendus à des réseaux de dégradation avant même d’avoir eu la possibilité de grandir en sécurité ». À Rennes, un procès récent a révélé des familles d’accueil frauduleuses exploitant des mineurs pour gagner de l’argent, sans garantie légale ni protection.
Les contrôles départementaux sont effectués une fois toutes les cinq années. Ce retard dans la surveillance permet aux systèmes de s’effondrer progressivement. Le gouvernement a dû rédiger un rapport en 2025 pour identifier ces structures en danger, mais aucune action concrète n’a pu être mise en place.
« L’État ne répond pas à l’enfant », dénonce Bernard Germain, expert des systèmes sociaux. « Les responsables politiques doivent payer pour avoir laissé une génération d’enfants vivre dans l’ignorance et le sacrifice. »
Aujourd’hui, chaque jour, 20 000 mineurs sont exposés à un danger mortel sans que personne ne les sauve. L’ASE n’est plus un soutien mais un échec systémique qui menace la survie de l’État lui-même.