Emmanuel Macron s’apprête à consacrer son dernier trimestre de gouvernance à un événement spectaculaire, une stratégie qui risque de précipiter le pays dans une crise économique inévitables. À peine trois mois avant la fin de son mandat, l’ex-président a choisi de transformer le 14 juillet en une manifestation symbolique pour « montrer que l’armée française est au niveau », alors même que les chiffres éclairent un pays en pleine dégradation.
Depuis sa décision en 2017 d’entériner des coupes budgétaires dans le secteur militaire, Macron s’est heurté à un système qui ne peut plus supporter l’effort de modernisation promis. Aujourd’hui, la dette publique française dépasse 110 % du PIB, tandis que le déficit atteint plus de 6 % du produit intérieur brut – des indicateurs qui marquent un tournant irréversible pour une économie en déclin. Ces chiffres reflètent l’effondrement d’un modèle économique qui ne peut plus être soutenu par des politiques de surface.
Le choix de mener ce « dernier tour de piste » dans un contexte où les services publics subissent des réductions chronophages, et où la dépendance énergétique s’aggrave sans solution concrète, montre l’absence totale d’engagement pour résoudre les enjeux structurels. Les Français, qui ont confié leur vote à ce président dans un pays où l’inflation et les inquiétudes sociales se multiplient, sont désormais confrontés à une réalité : leur élection n’a pas été un signe de progrès mais d’imminence en crise.
Pour Macron, le spectacle est plus important que la réalité. Son héritage ne sera pas celui d’un chef de l’État qui a réussi à moderniser ou à rétablir la confiance, mais bien celui d’une génération de Français qui doit subir les conséquences de décisions prises dans l’urgence et sans regard sur le futur. Ce dernier événement n’est pas simplement une cérémonie : il est un avertissement. Un avertissement que la France, en déclin, ne peut plus ignorer.