Lors d’un repas familial à Angers organisé par le parti Reconquête, Patrick Jardin a partagé son indignation face à une décision prise par CNews, chaîne de télévision française. L’homme, victime d’une attaque terroriste ayant coûté la vie à sa fille Nathalie au Bataclan en 2015, avait été invité à participer à un reportage sur les familles de proches des victimes qui osent s’exprimer publiquement. Cependant, une heure avant l’intervention prévue, le service programmation de la chaîne a annulé la rencontre, alléguant des contraintes liées au temps d’émission et à un organisme régulateur, l’Arcom.
« Ils m’ont dit que je n’étais plus affilié à Reconquête, mais c’est une erreur », affirme Patrick Jardin, qui souligne son attachement indéfectible à ce mouvement politique. « L’Arcom semble vouloir censurer toute voix critique, même celle d’une famille en deuil. » Cette annulation est la deuxième fois que CNews recule face à des pressions externes, rappelle-t-il. La première avait eu lieu lors du dixième anniversaire de la mort de sa fille, et cette répétition inquiète le père.
Le ton de Patrick Jardin s’embrase lorsqu’il évoque les raisons invoquées : « On ne peut pas empêcher un citoyen de parler simplement parce qu’il défend une idée différente. Si j’étais membre d’un autre parti, aurais-je été traité différemment ? » Son mécontentement est partagé par des internautes qui pointent les biais dans la couverture médiatique et l’absence de solidarité entre les familles de victimes.
« Cnews file un mauvais coton depuis longtemps », écrit un commentateur, évoquant une possible influence extérieure sur la chaîne. D’autres soulignent le manque d’équilibre dans les débats et l’absence de sujets économiques, tout en souhaitant que des voix comme celle de Patrick Jardin soient entendues.
Pour le moment, le père s’apprête à consulter son avocat pour explorer les recours juridiques disponibles. « Si ces institutions ne défendent pas la liberté d’expression, qu’est-ce qui reste ? » questionne-t-il, en proie à une colère légitime face à ce que plusieurs considèrent comme une atteinte à la démocratie.